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Notre vision du marché 15 Novembre 2021

2021 entre dans sa dernière ligne droite mais il est difficile de dresser un bilan tant les signes contradictoires s’entrechoquent sur fond de cinquième vague de COVID 19. Tous les pays semblent devoir une nouvelle fois être touchés. Même si les chiffres de cas graves semblent devoir être moins importants que lors des vagues précédentes.

 

Mais loin de freiner l’économie on assiste bien à un phénomène de surchauffe. Le plein emploi se rappelle à nombre de pays qui en avaient oublié l’existence. Le moral des ménages retrouve des couleurs et la consommation de biens manufacturés ne se dément pas malgré une inflation qui ne cesse de progresser notamment aux États-Unis.

Pour autant difficile de qualifier la situation que les pays développés connaissent en ce moment ; mouvement durable ou feu de paille ? Une chose est certaine, l’argent économisé durant le confinement revient dans le circuit économique.

 

Notre marché n’échappe pas à cette règle. Les usines textiles tournent à plein régime, les prix du filé augment permettant aux filatures de continuer à acheter du coton brut tout en maintenant un niveau de rentabilité significatif.

-          La réserve Chinoise continue de vendre des cotons tous les jours et devrait rapidement atteindre, voire dépasser les 1,5 millions de tonnes vendues aux industriels. Reste à savoir quand la réserve va reconstituer ses stocks et avec quels cotons ?

-          Les usines Indiennes, Pakistanaises et Bengalaises tournent elles aussi à plein régime permettant aux productions locales d’être massivement utilisées.

-          La Turquie se tourne de plus en plus vers les cotons d’importations qu’ils soient Grecs ou Américains.

Le rebond est si puissant que l’inflation s’invite à la table des préoccupations laissant entrevoir une remontée des taux inéluctables. Pour salutaire qu’elle sera pour le remboursement des dettes publiques, elle fait craindre un renchérissement des produits de base et les tensions sociales qui peuvent en découler.

Dans ce contexte on peut comprendre les pressions exercées notamment par les BRICs (Brésil, Russie Inde et Chine) pour limiter des mesures trop contraignantes dans le cadre de la COP 26. Vision, malheureusement à très court terme.

 

Le Dollar US comme le pétrole ne cessent de progresser. Quant aux engrais les prix atteignent des sommets l’urée ayant maintenant dépassé les 1'000 US Dollars la Tonne. Il faudra que les cours des matières premières agricoles continuent leur progression pour que les cultivateurs puissent se permettre de fertiliser leurs plantations.

 

Dans un tel environnement le fret ne peut se réorganiser tant les échanges augmentent.

 

Le WASDE publié la semaine dernière, d’une neutralité confondante, a été totalement ignoré par tous les acteurs du marché.

 

Il est difficile de croire que cette situation puisse durer indéfiniment et comme beaucoup l’anticipe, plus dure sera la chute. Mais en attendant faisons nous Cigale et dansons maintenant.

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2021 is entering its final stretch, but it is difficult to draw up a balance sheet as the contradictory signs are clashing against the background of the fifth wave of COVID 19. All countries seem likely to be affected once again. Even if the number of serious cases seems likely to be lower than in previous waves.

 

But far from slowing down the economy, we are witnessing an overheating phenomenon. Full employment is being recalled in many countries that had forgotten it existed. Household morale is recovering and the consumption of manufactured goods is continuing despite rising inflation, particularly in the United States.

 

However, it is difficult to describe the current situation in the developed countries: is it a lasting trend or a flash in the pan? One thing is certain, the money saved during the confinement is coming back into the economic circuit.

 

Our market is no exception to this rule. Textile mills are running at full capacity, yarn prices are rising allowing mills to continue to buy raw cotton while maintaining a significant level of profitability.

- The Chinese reserve continues to sell cotton every day and should quickly reach, if not exceed, 1.5 million tons sold to manufacturers. It remains to be seen when the reserve will replenish its stocks and with which cottons?

- The Indian, Pakistani and Bengali factories are also running at full capacity allowing local production to be massively used.

- Turkey is turning more and more to imported cottons, be they Greek or American.

The rebound is so powerful that inflation is now a concern, suggesting an inevitable rise in rates. While this will be beneficial for the repayment of public debts, it raises fears of higher commodity prices and the social tensions that may ensue.

 

In this context, we can understand the pressure exerted by the BRICs (Brazil, Russia, India and China) to limit excessively restrictive measures within the framework of COP 26. Vision, unfortunately extremely narrowed and focusing only in the very short term.

 

The US dollar as well as oil prices are rising steadily. As for fertilizers, prices are reaching record highs, urea having now exceeded 1,000 US Dollars per ton. Agricultural commodity prices will have to continue to rise for farmers to be able to afford to fertilize their crops.

 

In such an environment, freight cannot be reorganized as trade and volume are increasing.

 

Last week's confoundingly neutral WASDE was completely ignored by all market participants.

 

It is hard to believe that this situation can last indefinitely and as many anticipate, the harder the fall will be. But in the meantime, let's be a “Cicada and dance now”.